Le système PASS/LAS continue d'évoluer. Depuis son introduction en 2020, plusieurs ajustements ont été apportés pour corriger les difficultés identifiées. Voici ce qui change en 2026 et comment ces évolutions vous impactent concrètement.
1. Augmentation généralisée des capacités d'accueil
Le numerus apertus — qui a remplacé le numerus clausus en 2020 — permet aux universités d'ajuster annuellement leurs capacités d'accueil selon les besoins locaux en professionnels de santé. En 2026 :
- Les capacités d'accueil en médecine ont augmenté de 12 % en moyenne par rapport à 2023
- La pharmacie et l'odontologie affichent des hausses comparables
- La maïeutique reste contrainte par le nombre de terrains de stage disponibles
Conséquence pratique : vos chances de décrocher une place sont légèrement meilleures qu'il y a 3 ans — mais la compétition reste très intense.
2. Développement du contrôle continu
De plus en plus d'universités intègrent une part de contrôle continu (CC) dans l'évaluation finale, en complément ou en remplacement partiel des épreuves terminales. Cette évolution vise à :
- Réduire l'effet "tout sur une seule épreuve" qui génère un stress extrême
- Favoriser un travail régulier tout au long de l'année
- Mieux évaluer les compétences pratiques et le raisonnement clinique
Impact concret : si votre université intègre du CC, chaque partiel compte dès le début. Il n'est plus possible de "rattraper au second semestre".
3. Généralisation des oraux de motivation
Un nombre croissant de facultés intègrent un entretien de motivation dans le processus de sélection, notamment pour la maïeutique et la kinésithérapie. Cet oral vise à évaluer :
- La solidité du projet professionnel
- La connaissance des réalités de la profession visée
- Les qualités humaines (empathie, communication, gestion du stress)
Si votre université propose cet oral, préparez-le avec le même soin que les épreuves écrites. Il peut peser jusqu'à 30 % de la note finale d'admissibilité.
4. Renforcement de la passerelle LAS → autres formations
Pour les étudiants qui échouent à obtenir une place en filière santé, les passerelles vers d'autres formations ont été renforcées :
- Les titulaires d'un LAS peuvent intégrer directement certains masters (biologie, santé publique, management de la santé)
- Les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) accordent des allégements de formation aux anciens PASS/LAS
- Les écoles de kiné et d'ostéopathie valorisent davantage le parcours PASS/LAS lors de leurs concours propres
5. Expérimentation des sélections différenciées par filière
Certaines universités expérimentent des sélections spécifiques par filière dès la fin du premier semestre (plutôt qu'une sélection globale). Le principe : les étudiants qui visent médecine ne sont pas nécessairement en concurrence directe avec ceux qui visent pharmacie ou maïeutique.
Cette expérimentation, si elle est généralisée, changerait profondément la stratégie de préparation. Suivez les communications de votre université de près.
Comment s'adapter à ces changements
- Vérifiez les modalités spécifiques de votre université : les règles varient d'un établissement à l'autre.
- Travaillez régulièrement dès le premier jour : le CC pénalise les stratégies "tout sur la fin".
- Préparez votre projet professionnel : si un oral est prévu, commencez à y réfléchir en octobre.
- Diversifiez vos candidatures : visez 2-3 filières plutôt qu'une seule pour maximiser vos chances.